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Recommencer à Beréchit, par choix et en conscience

תמונת הסופר/ת: Yoav Philips
Yoav Philips
לפני 4 ימים
זמן קריאה 10 דקות

[Cette chronique reprend des propos prononcés juste avnt Sim’hat Torah 5787, le 25 septembre 2026.]


Trois ans après, le malaise autour de Sim’hat Torah reste perceptible. Le désir de célébrer la joie de la fête se heurte au souvenir du massacre, de cette journée qui a endeuillé plus de mille familles. Cette tragédie  nous accompagnera encore pendant des années. Nous nous réjouissons, bien sûr, du retour de la plupart des otages, et nous éprouvons un soulagement contenu, mêlé de douleur, lorsque l’incertitude prend fin et que ceux qui ne sont plus en vie peuvent enfin être inhumés.

Il y a deux ans, je me tenais ici pour prononcer une dracha, tout juste après avoir terminé mon service de réserve. J’avais demandé pardon, et la permission de célébrer la fête, à une famille qui ignorait encore ce qu’était devenu l’un des siens. Depuis, cette incertitude aussi a été levée, et son corps a été porté en terre.

À présent, trois ans après le massacre, nous pouvons, et peut-être même devons-nous, commencer à regarder ce que nous avons traversé. Essayer de comprendre comment nous avons changé et vers quoi nous nous dirigeons.

La différence symbolique entre Chavouot et Sim’hat Torah tient à ceci : lors du don de la Torah, nous célébrons le fait même de l’avoir reçue ; à Sim’hat Torah, nous célébrons l’achèvement du cycle de sa lecture. Chavouot célèbre donc le privilège qui nous a été accordé, tandis que Sim’hat Torah célèbre le contenu. Après une nouvelle année de lecture, et tout particulièrement dans une communauté qui lit et s’investit, nous savons ce qui y est écrit. C’est une célébration consciente d’elle-même, une célébration choisie alors que nous connaissons déjà le texte. Il est donc tout naturel qu’au fil de l’année, pendant le cycle de lecture, certains versets ressortent, retiennent autrement notre attention ou reçoivent une interprétation nouvelle à la lumière du temps et des circonstances. En ce sens, chaque année, nous célébrons à nouveau notre choix, avec les versets qui ont pris une importance particulière au cours du dernier cycle. C’est ce que je ferai, moi aussi.


Il est tout naturel qu’au fil de l’année, pendant le cycle de lecture de la Torah, certains versets ressortent, retiennent autrement notre attention ou reçoivent une interprétation nouvelle à la lumière du temps et des circonstances. En ce sens, chaque année, nous célébrons à nouveau notre choix, librement et en conscience. 

Le traumatisme est encore récent pour nous tous, et chez certains, les effets du stress post-traumatique se font déjà sentir. C’est aussi mon cas : je ne peux ignorer l’expérience de mon propre traumatisme, puisque, que je le veuille ou non, elle s’est gravée dans mes actes et dans mes paroles. J’ai changé. Je ne suis même pas certain de savoir dire en quoi, mais je ne suis plus l’homme que j’étais avant le 7 octobre.

Dans le traité Baba Kama (60a), Rav Yossef commente ce verset relatif à la plaie des premiers-nés :

« וְאַתֶּם לֹא תֵצְאוּ אִישׁ מִפֶּתַח בֵּיתוֹ עַד בֹּקֶר »

« Que pas un d’entre vous ne franchisse alors le seuil de sa demeure, jusqu’au matin. »(Exode 12, 22)

Il enseigne : « Dès lors que le Destructeur a reçu la permission d’agir, il ne distingue plus les justes des méchants. Bien plus, il commence par les justes, ainsi qu’il est dit : "וְהִכְרַתִּי מִמֵּךְ צַדִּיק וְרָשָׁע" — “Je retrancherai de ton sein juste et méchant” » (Ézéchiel 21, 8).

Le 7 octobre, la permission de détruire a été donnée. Cette fois, l’instrument du Destructeur n’était ni une catastrophe naturelle ni une épidémie, mais des êtres humains — les Gazaouis — qui, dès qu’ils eurent franchi les clôtures, et plus encore lorsqu’ils découvrirent que la tâche était plus facile qu’ils ne l’avaient imaginé, se débarrassèrent de toute inhibition. Ils déferlèrent comme un déluge sur les localités proches de Gaza, détruisant, assassinant, enlevant et pillant tout ce qui leur tombait sous la main.

Mon traumatisme n’est pas celui du combat, celui d’un soldat au front : je n’ai pas vécu de combat et, à aucun moment, ma vie n’a été en danger. Mon traumatisme vient de l’exposition prolongée au mal, du suivi de l’action du Destructeur à travers ses agents : ceux qui avaient reçu la permission de détruire, jusqu’à perdre toute inhibition, toute barrière humaine et intérieure susceptible de les empêcher de faire ce que bon leur semblait. La rencontre avec le mal qui a éclaté ce jour-là est traumatisante pour nous tous, puisqu’elle donne corps à notre plus grande peur, au moins depuis la seconde Intifada. Rencontrer ce mal jour après jour, pendant une année entière, m’a brisé.


Le 7 octobre, la permission de détruire a été donnée. Cette fois, l’instrument du Destructeur n’était ni une catastrophe naturelle ni une épidémie, mais des êtres humains ; et l’exposition prolongée au mal humain, depuis cette irruption, a gravé en nous un traumatisme.

Et lorsque le Destructeur emporte le juste avec le méchant, le traumatisme se trouve démultiplié. Non seulement à cause de la perte du juste, mais aussi à cause de la tension entre ce Dieu qui, même à Sodome, avait dit :

« לֹא אַשְׁחִית בַּעֲבוּר הָעֲשָׂרָה »

« Je renoncerai à détruire, en faveur de ces dix. »(Genèse 18, 32)

et face auquel Abraham s’était écrié :

« הֲשֹׁפֵט כׇּל הָאָרֶץ לֹא יַעֲשֶׂה מִשְׁפָּט?! »

« Celui qui juge toute la terre serait-il un juge inique ? »(Genèse 18, 25)

Et nous crions, pour ainsi dire, avec lui. La terre nous a été donnée en vertu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Mais les belles paroles d’Abraham à propos de Sodome :

« חָלִלָה לְּךָ מֵעֲשֹׂת כַּדָּבָר הַזֶּה לְהָמִית צַדִּיק עִם רָשָׁע וְהָיָה כַצַּדִּיק כָּרָשָׁע »

« Loin de toi d’agir ainsi, de frapper l’innocent avec le coupable, les traitant tous deux de même façon ! » (Genèse 18, 25)

Peut-être ces paroles ne trouvent-elles plus grâce aux yeux du Saint, béni soit-Il, lorsqu’il s’agit d’Israël ? 

Comme s’Il avait réalisé une partie des malédictions inscrites dans la paracha Ki Tavo :

"יִתֶּנְךָ ה' נִגָּף לִפְנֵי אֹיְבֶיךָ בְּדֶרֶךְ אֶחָד תֵּצֵא אֵלָיו וּבְשִׁבְעָה דְרָכִים תָּנוּס לְפָנָיו וְהָיִיתָ לְזַעֲוָה לְכֹל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ. וְהָיְתָה נִבְלָתְךָ לְמַאֲכָל לְכׇל עוֹף הַשָּׁמַיִם וּלְבֶהֱמַת הָאָרֶץ וְאֵין מַחֲרִיד… בָּנֶיךָ וּבְנֹתֶיךָ נְתֻנִים לְעַם אַחֵר וְעֵינֶיךָ רֹאוֹת וְכָלוֹת אֲלֵיהֶם כׇּל הַיּוֹם וְאֵין לְאֵל יָדֶךָ… וְהֵצַר לְךָ בְּכׇל שְׁעָרֶיךָ עַד רֶדֶת חֹמֹתֶיךָ הַגְּבֹהֹת וְהַבְּצֻרוֹת אֲשֶׁר אַתָּה בֹּטֵחַ בָּהֵן בְּכׇל אַרְצֶךָ וְהֵצַר לְךָ בְּכׇל שְׁעָרֶיךָ בְּכׇל אַרְצְךָ אֲשֶׁר נָתַן יְהֹוָה אֱלֹהֶיךָ לָךְ"

« L’Éternel te fera écraser par tes ennemis : si tu marches contre eux par un chemin, par sept chemins tu fuiras devant eux ; et tu seras un objet de stupéfaction pour tous les royaumes de la terre. Et ta dépouille servira de pâture aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre, et nul ne les troublera… Tes fils et tes filles seront livrés à un peuple étranger, et tes yeux le verront et se consumeront tout le temps à les attendre, mais ta main sera impuissante… Elle mettra le siège devant toutes tes portes, jusqu’à ce que tombent, dans tout ton pays, ces murailles si hautes et si fortes en qui tu mets ta confiance ; oui, elle t’assiégera dans toutes tes villes, dans tout ce pays que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné. » (Deutéronome 28, 25-26, 32 et 52)

Pour moi, la description la plus terrible se trouve peut-être dans la haftara de ‘Hazon. Elle fait surgir des souvenirs très concrets de Nir Oz et de Be’eri :

"אַרְצְכֶם שְׁמָמָה, עָרֵיכֶם שְׂרֻפוֹת אֵשׁ, אַדְמַתְכֶם לְנֶגְדְּכֶם, זָרִים אֹכְלִים אֹתָהּ, וּשְׁמָמָה כְּמַהְפֵּכַת זָרִים. וְנוֹתְרָה בַת צִיּוֹן כְּסֻכָּה בְכָרֶם, כִּמְלוּנָה בְמִקְשָׁה, כְּעִיר נְצוּרָה" 

« Votre pays est une solitude, vos villes sont consumées par le feu ! Votre sol, sous vos yeux des étrangers le dévorent, c’est une ruine, comme un bouleversement dû à des barbares. Et elle est restée, la fille de Sion, comme une cabane dans un vignoble, comme une hutte dans une melonnière, pareille à une ville assiégée. » (Isaïe 1, 7-8)

Au cours des années écoulées depuis, je cherche un sens, et je me souviens de la paracha Ekev. Juste avant que le peuple d’Israël ne traverse le Jourdain, après la description de la manière dont l’Éternel combattra les habitants du pays, et dont les Israélites prendront possession de la terre pour y vivre dans la richesse et le bien-être, il est dit :

"לֹא בְצִדְקָתְךָ וּבְיֹשֶׁר לְבָבְךָ אַתָּה בָא לָרֶשֶׁת אֶת אַרְצָם, כִּי בְּרִשְׁעַת הַגּוֹיִם הָאֵלֶּה ה' אֱלֹהֶיךָ מוֹרִישָׁם מִפָּנֶיךָ, וּלְמַעַן הָקִים אֶת הַדָּבָר אֲשֶׁר נִשְׁבַּע ה' לַאֲבֹתֶיךָ, לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב" 

« Non, ce n’est pas à ton mérite ni à la droiture de ton cœur que tu devras la conquête de leur pays : c’est pour leur iniquité que l’Éternel, ton Dieu, dépossède ces peuples à ton profit, et aussi pour accomplir la parole qu’il a jurée à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob. »(Deutéronome 9, 5)

Nous devons réfléchir à ce verset. Nous avons reçu la terre non par mérite ni par grâce, mais presque comme un bien laissé sans maître : à cause des mauvaises actions de ses habitants et de la promesse faite aux patriarches. Ni par mérite ni par grâce. Et lorsque l’on rapproche ce verset de l’esprit des bénédictions et des malédictions, ainsi que des prophéties d’Isaïe, le lien entre la présence sur cette terre et la conduite de ses habitants apparaît plus nettement encore. Sous cet angle, le peuple d’Israël ne diffère pas des autres peuples que la terre a vomis. Et, de fait, elle nous a vomis au moins deux fois.

Mais ce verset met aussi en lumière autre chose. Face à l’image du peuple d’Israël comme peuple de prédilection, choisi par l’Éternel pour Le servir, il apparaît que nous ne sommes que des figurants dans un jeu plus vaste qui se déroule, pour ainsi dire, entre le Saint, béni soit-Il, et l’ensemble des peuples. Un peuple appelé à illustrer, par son histoire — celle d’esclaves libérés devenus une nation — et par sa manière de vivre, une sensibilité à l’esclavage, à l’oppression et aux plus vulnérables de la société, tels l’étranger, l’orphelin et la veuve :

« כִּי גֵרִים הֱיִיתֶם בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם »

« Vous qui fûtes étrangers dans le pays d’Égypte ! » (Deutéronome 10, 19)

Un peuple dont le rôle est d’être l’antithèse d’Amalek, qui attaqua par-derrière :

« כׇּל הַנֶּחֱשָׁלִים אַחֲרֶיךָ וְאַתָּה עָיֵף וְיָגֵעַ »

« Tous tes traînards par derrière. Tu étais alors fatigué, à bout de forces. » (Deutéronome 25, 18)

Et nous avons déjà vu que lorsque le peuple d’Israël ne donne pas l’exemple, mais se conduit comme les autres nations, la terre le vomit.

Je regarde ce que nous avons traversé durant les années écoulées depuis le 7 octobre et j’essaie de comprendre ce que le traumatisme nous a fait, individuellement et collectivement. Il ne fait aucun doute que, dès les premiers instants et jusqu’à aujourd’hui, nous avons vu surgir parmi nous des manifestations extraordinaires de courage et de solidarité. Et je pense que de ce traumatisme naîtront des forces, une créativité et une profondeur telles que nous n’en avons peut-être pas connu depuis les années qui ont suivi la guerre de Kippour.


[Inscription sur le site commémoratif du commissariat de Sdérot.]

« עַל אֵלֶּה אֲנִי בוֹכִיָּה, עֵינִי עֵינִי יֹרְדָה מַּיִם »

« Voilà pourquoi je pleure ; mes yeux, mes yeux ruissellent de larmes. » (Lamentations 1, 16)

Mais le traumatisme a aussi fait naître des forces de destruction, de vengeance et de violence. Et, dans une sorte de cercle vicieux, le Destructeur n’est toujours pas rassasié et ne recule devant aucun moyen : ainsi, la victime est devenue l’agresseur. Je pense surtout à la violence croissante en Judée-Samarie. Une violence que nous ne pouvons plus ignorer, et dont nous avons le devoir de parler dans les synagogues et de nous démarquer d’une voix claire, nette et sans équivoque, comme l’a récemment demandé le rabbin Moché Lichtenstein, de la yéchiva Har Etzion, ainsi que d’autres rabbins et personnalités publiques dont la voix ne s’était pas fait entendre auparavant sur ce sujet.

Cette violence est née d’un traumatisme, et ce traumatisme est compréhensible ; même le sentiment de vengeance est compréhensible. Mais le passage à l’acte, sans retenue, en le rationalisant et en le drapant d’une justification idéologique et religieuse, est condamnable, dangereux et moralement inadmissible. Ses ravages nous accompagneront dans l’immédiat comme à long terme. Nous devons réfléchir à ce que cette violence nous fait collectivement, et plus encore à ce qu’elle fait aux adolescents et aux mineurs qui s’habituent à éprouver une puissance destructrice face à des adultes, à des personnes handicapées et à des enfants — juifs et arabes. Une violence qui ne se cantonne pas aux rapports entre bergers et Bédouins, et qui finira par gagner tous les conflits au sein de la société. Lorsque j’ai dit ici, il y a deux ans, que la véritable épreuve était encore devant nous, que :

« לַפֶּתַח חַטָּאת רֹבֵץ »

« Le Péché est tapi à ta porte. » (Genèse 4, 7)

c’est précisément ce que je redoutais.


Le problème est que le traumatisme a aussi fait naître des forces de destruction, de vengeance et de violence. Et, dans une sorte de cercle vicieux, le Destructeur n’est toujours pas rassasié et ne recule devant aucun moyen : ainsi, la victime est devenue l’agresseur.

Pourtant, malgré ces considérations, et peut-être précisément à cause d’elles, je choisis à nouveau de célébrer la Torah en conscience et de recommencer à Beréchit. Je n’oublie pas que la Torah contient des commandements complexes et difficiles à accepter. Dans le même temps, je me rappelle, et nous rappelle à tous, qu’elle a aussi quelque chose à dire sur les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Non seulement sur le souci de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve, nourri du souvenir de notre esclavage en Égypte, mais aussi sur l’obligation de proposer la paix avant de partir en guerre (Deutéronome 20, 10), sur la responsabilité de la collectivité et de ses dirigeants lorsqu’une vie humaine a été perdue, comme le décrit le passage consacré à la génisse à la nuque brisée (ibid., 21, 1-9), sur la pureté du camp — et sur l’inquiétude devant ce que la guerre fait à l’âme du combattant :

« כִּי תֵצֵא מַחֲנֶה עַל אֹיְבֶיךָ וְנִשְׁמַרְתָּ מִכֹּל דָּבָר רָע »

« Quand tu marcheras en corps d’armée contre tes ennemis, tu devras te garder de toute action mauvaise. » (Deutéronome 23, 10)

En cette période, après trois années d’une guerre sanglante, je souhaite que nous trouvions en nous la force et le discernement nécessaires pour éviter de devenir les instruments du Destructeur, afin qu’il retourne, impuissant, d’où il est venu. C’est seulement ainsi que nous pourrons espérer sortir de la malédiction du 7 octobre et transformer les malédictions de la paracha Ki Tavo en ses bénédictions :

"בָּרוּךְ אַתָּה בָּעִיר וּבָרוּךְ אַתָּה בַּשָּׂדֶה… בָּרוּךְ אַתָּה בְּבֹאֶךָ וּבָרוּךְ אַתָּה בְּצֵאתֶךָ. יִתֵּן ה' אֶת אֹיְבֶיךָ הַקָּמִים עָלֶיךָ נִגָּפִים לְפָנֶיךָ, בְּדֶרֶךְ אֶחָד יֵצְאוּ אֵלֶיךָ וּבְשִׁבְעָה דְרָכִים יָנוּסוּ לְפָנֶיךָ. יְצַו ה' אִתְּךָ אֶת הַבְּרָכָה בַּאֲסָמֶיךָ וּבְכֹל מִשְׁלַח יָדֶךָ וּבֵרַכְךָ בָּאָרֶץ אֲשֶׁר ה' אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ. יְקִימְךָ ה' לוֹ לְעַם קָדוֹשׁ כַּאֲשֶׁר נִשְׁבַּע לָךְ כִּי תִשְׁמֹר אֶת מִצְוֺת ה' אֱלֹהֶיךָ וְהָלַכְתָּ בִּדְרָכָיו" « Tu seras béni dans la ville, et béni dans les champs… Béni seras-tu à ton arrivée, et béni encore à ton départ ! L’Éternel fera succomber devant toi les ennemis qui te menaceraient : s’ils marchent contre toi par un chemin, ils fuiront devant toi par sept. L’Éternel fixera chez toi la bénédiction, dans tes celliers, dans tous tes biens ; il te rendra heureux dans ce pays que l’Éternel, ton Dieu, te destine. L’Éternel te maintiendra comme sa nation sainte, ainsi qu’il te l’a juré, tant que tu garderas les commandements de l’Éternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies. » (Deutéronome 28, 3 et 6-9)

 

Yoav Phillips, Jérusalem.

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